En 1987 à Reims*
~ Pendant “Le champignon nucléaire”
« Dans aucun dictionnaire… à la page illustrée du champignon… dans aucun dictionnaire… tu ne trouveras dessiné, le plus terrible, le plus dangereux, le plus vénéneux de tous les champignons… pourtant… ce champignon-là, quand on y a goûté, on ne s’en remet pas… pourtant, ce champignon-là, quand on y a goûté… on ne s’en remet jamais…
Dans les centrales nucléaires, ces immenses cathédrales d’acier et de béton… dans les centrales nucléaires… à l’endroit où l’on fabrique le champignon… on ne calcule plus sa puissance de destruction comme autrefois, en méga-tonnes… mais en millions de morts…
Et si la France ne détient pas encore son record de morts, en puissance, sur sa conscience… elle a, dans ses stocks de bombes, de quoi détruire la terre entière avec le champignon…
Dans les centrales nucléaires, on enferme les déchets du champignon dans des zones en béton ***, on les entasse à la périphérie des centrales ou alors on les précipite dans le ventre des océans…
Et si un jour… si un jour… ses os venaient à se briser… on connaît la durée de vie et le coefficient de résistance à la corrosion du béton armé mais on ne connaît pas encore la durée de vie et la puissance d’érosion de la radioactivité…
Ô si ses os venaient à se briser… alors… du ventre des océans et de la périphérie des centrales, naitraient des milliers et des milliers de petits dragons ardents, crachant un feu… *** sur la faune et la flore…, détruisant tout sur leur passage et transformant la terre en un gigantesque brasier… un immense champignon…
Alors veille… ne dors pas sur tes deux oreilles… alors veille…
Si tu entends parler d’une marche… marche !
Si tu entends parler d’un cri… crie !
Là où tu es… là où tu passes ta vie… en dehors des mouvements… dans le fond de ton coeur… sur les chemins du malheur… et même en plein bonheur… fais quelque chose… fais quelque chose… car si tu veux, si tu veux qu’on l’empêche de pousser… il faut te dresser contre le champignon… contre le champignon… »
~ Intro “Monsieur pouvoir”
« T’as raison… t’as raison de crier quand t’es pas content… t’as raison de crier quand t’es content… t’as raison de dire ce que tu as envie de dire même si les autres sont pas contents…
Personne n’a de leçon à te donner, ni dans ta vie privée, ni dans ta vie publique, ni en amour, ni en rien… c’est toi le patron… c’est toi le patron de ta vie, c’est toi le patron de ton pays… de toute façon…
Tu sais… les parents… ils nous aiment… ils nous aiment… s’ils nous empêchent de vivre, faut les remettre à leur place… d’accord ?
Quand tu votes pour quelqu’un… pour le mettre sur un trône… quand tu votes pour lui… tu votes pas pour lui pour qu’il soit ton patron… tu votes pour lui pour qu’il soit ton employé… alors ne laisse jamais personne se conduire avec toi comme ton patron alors qu’il est ton employé…
De toute façon, tu sais ça beaucoup mieux que moi…
Et puis, un jour viendra où on arrêtera de regarder le monde d’avant vers l’arrière, en le regardant de maintenant vers demain… et ce jour-là on donnera enfin le pouvoir à ceux qui ont un coeur d’enfant… »
~ Pendant “Le dernier jour de la faim” (chanté)
« Comme si tes bras levés vers le ciel… comme si tes bras levés vers le ciel étaient un océan de rêve, de bonnes nouvelles…
Tes bras qui dansent dans le ciel… c’est comme un océan pacifique… ô un océan de musique…
La terre qui vole dans le ciel… c’est un océan pacifique, un océan de musique… qui vole vers le ciel… à cheval sur une étoile, à cheval sur une étoile… sur une planète qui fait la fête…
Bateaux à voile qui caressent la mer… bateaux à voile qui font le tour de la mer à la recherche d’une terre… envahie de lumière… où l’on ne parle que d’amour… où l’on danse, où l’on chante jusqu’à la fin du jour, en attendant qu’un beau jour, le printemps chaque jour… ***… à cheval sur une étoile je mets les voiles au pays des merveilles… *** »
« Aujourd’hui, c’est un anniversaire… il y a sept années… sept ans… jour pour jour… que j’ai fait dans ce théatre mon premier concert avec… MARQUITO !!!… »
~ Intro “La maison du bonheur”
« C’est ici la maison du bonheur… »
* Transcription : Albator
*** sont des mots que nous n’avons pas compris, les K7 étant vieilles, la bande-son n’est pas toujours de bonne qualité. Si vous voulez apporter des corrections, n’hésitez pas à nous écrire.