Le 25-04-2007 à Calais*

~ Avant le concert

« Ah ça fait grave du bien d’vous voir… ça fait grave du bien !… oh là, j’en avais plein le cul, pardon excusez-moi, de faire des trucs là qu’ont rien à voir… ça a rien à voir avec moi tout ça, tous les trucs-là, les télés, les machins, ça a rien à voir avec moi… j’sais pas si vous avez remarqué mais j’ai quand même réussi à faire passer mon clip… une fois… et en entier… à la fin d’accord mais… et là demain j’recommence… “Attention à la marche” ça s’appelle tu t’rends compte… faut faire attention parce qu’en plus si tu fais pas attention tu t’casses la gueule… ils m’ont dit on sait pas si on va passer ton clip ou si tu vas chanter… j’leur ai dit ben moi je chante hein…
J’ai dit à Daniel tu viens avec moi… j’sais pas maint’nant quand je joue d’la guitare, y’a des moments où j’me mets à penser à un truc… et puis je… j’sais plus c’que j’fais… mais quand il joue à côté d’moi, j’me rappelle du coup… c’est pour ça c’est d’venu essentiel à ma vie, Daniel Rallo est devenu essentiel à ma vie… j’vous demande d’applaudir Daniel Rallo…
Et sur le point de devenir essentiel aussi… mais comme je joue pas d’la basse c’est plus dur pour lui… Paolo… Paolo Coccina… »


~ Intro “Je reste en France”

« Alors on était… j’étais en train de leur montrer, j’suis en train d’faire une chanson en ce moment… sur la séparation des pouvoirs… parc’que le problème c’est que… ils nous racontent tous qu’on est en démocratie ou en république… alors qu’en fait on est un peu en démocratie… mais on est pas du tout en république… et puis en république normalement les pouvoirs sont séparés… tu vois c’est à dire le judiciable d’un côté, l’exécutif de l’autre… et mais pourquoi j’vous raconte ça moi ?…
Bon bref, en fait c’est juste une chanson pour rappeler qu’il faut séparer les pouvoirs… mais alors j’ai fait un super… j’vous, j’vous montre juste le début hein… parce que après j’attaque le concert… alors ça fait regarde, ça fait… 3…4…

Tu vois ça l’fais non ?… et le refrain c’est… « être des citoyens, être des citoyens »… Moi j’vous l’dis faut qu’j’la finisse maintenant… maintenant faut qu’j’la finisse c’est ça le problème… non c’est bien parti là, j’suis comme un fou sur la chanson…

Et j’en ai fini une autre… attends faut qu’j’me rappelle, je sais pas si j’me rappelle la mélodie… non mais après j’attaque le concert… mais j’ai une pêche en ce moment !… c’qu’est con c’est qu’j’ai pas d’voix vous avez remarqué ? parce que j’suis aphone… c’est pas grave, on s’en fout… non mais l’essentiel c’est les paroles des chansons… toute façon les mélodies vous les connaissez… alors je sais pas encore la mélodie, ça a commencé en fait mais je veux pas trop… j’vais vous lire le texte alors c’est… en fait j’l’ai fini juste hier soir… mais qu’est ce que c’est ce truc là… les impôts… Astérix et les jeux olympix… ah ouais je joue Francix Lalannix, l’ami du barde… à la fin ils m’attachent à l’arbre, avec Assurance tout rix c’est trop bien… j’adore tout c’qui fait, toutes ces chansons j’adore…
Enfin bon bref… écoutez donc c’est ce texte… franchement il vient de loin, il vient du plus profond de moi-même… »


~ Après “Dépolluer la planète”

« On va la refaire après celle là parce que vous allez la chanter avec nous… Dan, tu veux pas accorder la guitare ? Tu veux pas m’accorder ma guitare… non parce que c’est mieux pour la suite du concert…
Pitchounette quand même, Pitchounette elle est de 1973… en fait cette guitare c’est la personne avec qui j’ai passé le plus de temps dans ma vie… j’suis sorti d’une maison en flammes avec cette guitare, elle a commencé à brûler dans mes bras, j’suis allé la sauver… heu, j’suis tombé à l’eau avec, ouais… j’m’en servais d’oreiller pour dormir… heu de table pour écrire ou pour manger… je m’en servais aussi pour me défendre, quand on m’attaquait… quand j’faisais la manche, un jour y’a un flic qui me poursuivait, t’sais, il avait des menottes, il essayait de m’donner des coups d’menottes comme ça, et là ça tu vois… ça tu vois c’est un coup d’menottes… ah moi j’ai gardé tous les trucs, j’ai pas fait de chirurgie esthétique moi à ma guitare… ni à moi d’ailleurs…

Ça va vous allez bien ? Si vous en avez marre vous m’le dites… Qu’est-ce tu racontes ? »
Quelqu’un dans le public : « Que tu es le meilleur ! »
Francis en riant : « Ouais c’est vrai !… »

« Moi j’me sens bien quand vous êtes là, c’est quand vous commencez à plus être là que j’commence à flipper… Hein qu’est ce tu racontes ? Faut venir plus souvent ? C’est ça j’vais venir faire un concert à Calais tous les jours… Francis Lalanne en tournée à Calais… à Calais et à Lille… un jour Calais, un jour Lille… à Saint-Quentin aussi… et à la maison ?… ça dépend qui fait la bouffe… »


~ Pendant “V’là huit heures”

Francis s’arrête de chanter et dit : « C’est marrant t’as un tee-shirt avec ma tête dessus… et ça fait bizarre j’regarde le truc et j’me disais mais j’le connais l’mec… en fait c’est moi… Voyez pourquoi j’ai besoin de Daniel Rallo dans ma vie tout le temps… J’suis mal barré ce soir j’ai envie de déconner… »


~ Après “V’là huit heures”

« Marie en Provence, tu es loin, tu es loin d’ici
Ma vie en Provence, tu es loin, tu es loin d’ici
Ma vie en Provence, tu es loin, tu es loin d’ici
Ma vie en Provence, tu es loin, si loin de ma vie »


~ Intro “J’ai de la boue au fond du coeur”

« J’la kiffe, j’la kiffe trop cette chanson… j’ai écrit cette chanson sous la pluie… non mais c’est vrai, j’étais sous la pluie… en fait j’avais pas de maison je savais pas où pieuter dedans quelque part, c’est pour ça qu’j’étais dehors… il s’met à pleuvoir, j’essaie d’m’abriter mais ça l’fait pas parce que la pluie elle vient un peu comme ça, et un peu comme ça… jusqu’au moment où j’ai dit bon… me suis assis au milieu du trottoir… ah c’est sûr y’avait personne… ouh là là, pleuvait sur Pitchounette, pleuvait partout… pleuvait dans moi, pleuvait dans ma tête, dans mon cœur, dans mes yeux… la pluie… v’là l’problème de la pluie sur la ville, Rimbaud l’a beau dire que c’est joli hein… remarque ça fait de la poésie… il parle dans mon coeur comme il pleut sur la ville… par contre la pluie c’est bien quand ça fait plaisir aux paysans … tu vois quand ça tombe sur la terre pas quand ça tombe sur le bitume… gaspillage d’eau… on aurait du laisser la terre avec des fleurs autour qu’y auraient poussé… T’rappelles cette chanson-là qui faisait : **Comme un arbre dans la ville… »

Francis chante : “Comme un arbre dans la ville”. Le public chante aussi et l’aide à se souvenir des paroles.

« Bravo… Voilà, j’étais comme un arbre dans la ville… Bon maintenant celle-là j’ai intérêt à m’en souvenir parc’que c’est la mienne… »


~ Intro “Dans les bras de Siham”

« Moi y’a des trucs qui me touchent profondément… par exemple que vous soyez tous venus me voir moi, plutôt que de voir jouer Chelsea contre Liverpool… parc’que moi je sais le sacrifice que c’est… de pas voir Chelsea contre Liverpool… mais moi aussi j’préfère vous voir vous que de voir Chelsea contre Liverpool… Dites pas y’a des magnétoscopes des trucs comme ça, d’abord j’ai pas d’magnétoscope, et j’ai pas d’télé en plus, oh moi j’vais chez les copains… en fait j’aime pas trop voir le foot à la télé…
Heu vais profiter que la guitare est toujours bien accordée pour vous chanter des chansons nouvelles que j’aime bien… ouais, voilà celle-là par exemple…
Un jour je me suis mis à pleurer dans les bras d’une petite fille de dix ans… c’était incroyable c’était , c’est une maman de dix ans, c’est fort quoi… et les enfants, les femmes surtout, elles ont tellement de force… en fait on oublie trop souvent, on met une grosse pression sur les adultes parce que soit disant comme on a plus d’expérience on sait plus de chose… mais on a plein de neurones qui pètent aussi… hein, les trucs auxquels on pense plus, qu’on oublie… ma p’tite fille de dix ans elle m’a dit, l’autre jour elle m’a dit : « Papa, heu j’comprends pas trop pourquoi dans les films c’est toujours les gentils qui gagnent »… Ben ma fille, si les gentils gagnent c’est plutôt une bonne nouvelle non… elle me fait : « Ouais mais bon enfin papa pour les méchants, les gentils c’est des méchants aussi »… T’as compris… j’veux dire c’est les adultes qu’ont dit qu’y’avait des gentils et des méchants… y’a pas d’gentils, y’a pas d’méchants… y’a qu’des gens qui sont de gentille humeur ou de méchante humeur… voilà des gens qui s’trompent… des gens qui pensent que la violence ça peut apporter des solutions dans la vie… l’exclusion tout ça… qui pensent que quand on va exclure des gens on aura plus de place… quand on aura exclut tout l’monde, qu’est-ce qu’on va faire ?…
En fait on met une grosse pression sur les adultes… mais en fait les adultes, des fois ils auraient bien besoin qu’on les prenne dans les bras comme ça, comme des enfants… et moi un jour j’étais dans un état comme ça… où j’me disais mais qui, qui est-ce qui va me prendre dans ses bras comme quand j’étais enfant… y’avait une petite fille qu’était là qui s’appelait Siham… elle m’a dit viens… elle m’a pris dans ses bras comme ça et elle m’a bercée… et j’en ai fait une chanson… »


~ Entre “Ouvrir” et “Quand tu es là”

« Je compte sur vous car ce genre de chanson ça va être de plus en plus dur à chanter…
Que ce soit l’un ou l’autre qui passe… faut s’méfier de l’étiquette… c’qui compte c’est ce qu’y a à l’intérieur de la boîte… et ce qu’il y a à l’intérieur de la boîte c’est pas joli… j’vous l’dis c’est pas joli…
Les gens ils font tellement confiance… va falloir ouvrir grand nos yeux et grand nos oreilles… et vérifier tout c’qu’on nous dit… parce qu’on est rentrés dans l’ère du mensonge et des faux-semblants… j’vous l’dis… y’a des vrais méchants qu’ont l’air gentil… y’a des vrais gentils qu’ont l’air méchant… alors méfions-nous des étiquettes et allons regarder c’qu’y a dans la boîte… et ne laissons plus jamais personne qui soit de droite ou de gauche manquer de respect à un homme ou à une femme… et la traiter comme du bétail sous prétexte qu’elle a pas de papier… c’est pas les papiers qui font une âme… c’est pas les papiers qui font un homme… c’est pas les papiers qui font une femme… c’est pas les papiers qui nous donnent une identité… c’qui nous donne une identité dans le monde c’est ce qu’on est capable de faire pour les autres… c’est l’énergie qu’on est capable d’apporter à une communauté… que ce soit par le travail, que ce soit par le sourire, que ce soit par sa seule présence… c’qui importe dans la vie c’est pas de donner ce qu’on a… ce qu’on a, c’est à la portée de tout le monde… ce qui compte dans la vie c’est d’être capable de donner ce qu’on est… ça c’est notre différence, ça c’est notre vraie richesse, ça c’est notre vrai trésor… continuez à donner c’que vous êtes… et ne lâchez jamais la main de personne… si vous voyez souffrir, si vous voyez une injustice commise devant vous… que ce soit au nom de la loi ou pas au nom de la loi… y’a qu’une seule race sur la terre : c’est la race humaine… et y’a qu’une seule identité : c’est être humain… »


~ Impro chantée sur “Quand la mer monte” pendant “Écoute mon ami”

« Quand la mer monte, j’ai honte***
Quand elle descend, je t’attends
À marée basse, elle est partie hélas
À marée haute, avec un autre »

« Remplace dans l’idée de la chanson, l’idée qu’on parle de quelqu’un… et raconte-toi qu’on parle de la Terre…
Écoute les paroles : quand la mer monte, j’ai honte… de voir toutes les saloperies qu’on a foutu dedans… quand la mer monte, j’ai honte… de voir crever dans l’huile un si beau cormoran… quand elle descend je t’attends… conscience universelle qui rend la vie plus belle… quand elle descend, j’attends… qu’on mette dans des poubelles des énergies rebelles… rebelles à l’ordre de la vie, rebelles à l’ordre de la nature, rebelles à l’ordre de l’air pur… rebelles… à ce qui fait naître les fleurs, à c’qui maintient en couleur les couleurs… rebelles… à l’âme humaine, au sang qui coule dans nos veines… à ce qui fait la vie, à ce qui donne envie… quand la mer monte, j’ai honte… quand elle descend, j’attends… à marée basse, elle est partie hélas… la couleur de l’eau qui rime avec le ciel… elle est partie hélas… elle est partie hélas… cette couleur de l’eau qui rime avec le ciel… car elle est dégueulasse, l’eau de la mer est dégueulasse… on la prend pour une poubelle, on y jette ses poubelles… et tout c’qu’on fout dedans, et tout c’qu’on fout dedans… détruit toute la folie de ce qui fait la vie… et quand la mer monte, moi j’ai honte… et quand elle descend, moi je t’attends… à marée basse, elle est partie hélas… avec un autre, avec un autre… avec un autre goût du jour… un autre nom qu’on donne à l’amour… le profit qui remplace la morale que nous avaient faite les anciens… on parle que de fric, on parle plus d’humain… on parle que de fric et de stratégies tactiques pour faire du pognon … on dit plus c’qui est bon… on fait plus c’qui est bon… on fait ce qui rapporte, on fait ce qui rapporte… que le diable l’emporte, que le diable nous emporte… que le diable nous emporte si on laisse faire ça… si on laisse faire ça, que le diable nous emporte… si on laisse faire ça à la mer… si on laisse faire ça à la terre… au ciel… et à tout ce qui veille sur nous… la chlorophyle des feuilles… le pollen des fleurs… et les rayons du soleil qui restent enfermés sur terre… les rayons du soleil qui peuvent plus reprendre l’air… l’air qu’ils nous donnaient… l’air qui était la vie… l’air que nous empoisonnons avec notre folie…
Combien de temps encore attendre… combien de temps pour la comprendre… écoute, écoute mon ami c’est en toi maintenant… en toi que la réponse est maintenant… maintenant…

Spéciale dédicace à Raoul… poète éternel… qui maintenant roucoule… avec les anges du ciel… »


« Sans déconner vous êtes supers… vous êtes supers… »
Le public : « Toi aussi »
« Vous applaudissez très fort les amis, s’il vous plait… »


~ Intro “Chanson pour Hélia”

S’adressant à Daniel : « Tu veux pas te rajouter une corde à ta guitare là, celle que t’as perdu… Tu veux pas… mais c’est quoi c’est les jeux olympiques ? maintenant tu te lances des défis comme ça !… Hey c’est Danix… Danix… trop fort ce Dan… et trop fort ce Paolo… »


~ Intro “Chanson pour Éa”

« C’est ton papa ?… t’sais pourquoi j’ai deviné qu’c’était ton papa ?… parce que t’as aussi ma tête sur ton tee-shirt… Hey regardez, regardez… Levez-vous qu’on voit les photos… j’l’ai reconnu parce qu’elle a aussi ma tête sur son tee-shirt… ta grande c’est ta grande que t’as mis là-bas… elle est avec une copine tranquille… hein avec son copain… toi t’as les glandes jusque là…
T’rappelles quand elle dormait là… hein c’est bizarre… moi mes filles elles me manquent là moi… parc’que maintenant elles sont grandes… et quand elles étaient petites, tu sais et puis que tu t’les mets là… qu’elles dorment là… et toi t’es comme un con tu bouges plus… et c’est le bonheur total…
Même des fois elles me manquent à deux ans… j’les cherche à deux ans dans la maison … où tu es Ea de deux ans… ou à huit mois… t’rends compte tous les enfants qu’on a… maint’nant qui deviennent grands… tout ce peuple de petit enfant dans chaque enfant… et là où ils passent après on les cherche partout on les trouve plus… mais sont toujours là quelque part dans l’amour qu’on a dans le cœur… même quand ils sont grands après… y’a toujours ce bébé qu’on cherche partout… et qui bat dans notre cœur… un petit bébé… »


~ Intro “Alacalufès”

« Heu franchement vous êtes trop trop bien, vraiment… je vais vous chanter une dernière chanson… c’est une chanson très importante pour moi… c’est une chanson heu… Hey, j’ai vraiment passé un super moment avec vous… »
Le public : « Nous aussi »
« Bon la prochaine fois vous rev’nez alors… Calais c’est une super jolie ville… et en plus à Calais y’a la mer… »

« Donc c’est une chanson qui parle d’un peuple qui s’appelle Los Alacalufès… un peuple qui vivait dans le sud du Chili avant l’arrivée des conquistadors… ils étaient des millions et c’était le plus grand peuple en plus… ils avaient une très belle religion et respectaient beaucoup la nature… ils faisaient de mal à personne, ils chassaient le phoque… ils se disaient descendre de Dieu… c’est joli descendre de Dieu… comme on dit qu’on est descendant de notre père, de notre mère… et puis un jour les conquistadors sont arrivés et les ont tués avec leurs épées, avec leur pouvoir… avec leurs fusils, avec les microbes qu’ils avaient sous les ongles… sont arrivés quinze mille, les hommes de Cortez ils étaient à peu près quinze mille… ils ont fait 65 millions de morts à quinze mille… pas mal… Isabelle la catholique… c’est elle qu’a inventé les camps de concentration… ils faisaient des camps, ils emmenaient les indiens et les exterminaient dedans… ils les passaient à la broche… ils reconstituaient l’enfer… comme dans un parc d’attractions… y’avait un supplice qu’ils aimaient bien, ils attachaient les membres d’un indien à quatre arbres… ils tendaient… puis ils tranchaient les liens aux quatre arbres en même temps… et l’indien était écartelé… c’est comme ça qu’ils ont tué Montesumo… l’ont tué comme ça… et aujourd’hui au Chili… des Alacalufès… des Alacalufès y’en avait des millions et aujourd’hui y’en a plus que 23… ils s’rappellent même plus leur religion… ils s’rappellent même plus leur langue, leur histoire rien… la seule chose dont ils se souviennent c’est de leur nom… Alacalufès… ça veut dire être humain… pas mal !… la chanson elle raconte cette histoire… elle dit que, quand on demande à l’un d’entre eux pourquoi il est triste… il dit que c’est normal d’être triste quand on est un phoque et qu’on a plus d’eau pour nager… quand on est un oiseau et qu’on a plus d’ailes pour voler… et quand on était fils du soleil et qu’on vit comme un diable… sur la terre de Dieu…
Sans faire de déterminisme historique, ce qui est arrivé aux autres peut nous arriver… nos parents, nos grands-parents nous ont transmis l’humanité… avec ses qualités ses défauts mais… une bonne dose d’espoir qu’elle devienne un jour meilleure… d’abord y’a eu le pouvoir de Dieu, ensuite y’a eu le pouvoir des hommes… maintenant c’est l’argent qui règne… ne laissons pas l’argent faire à notre humanité ce que les hommes de Cortez ont fait aux Alacalufès… »


~ Après “Alacalufès”

« Merci pour c’concert…
On remercie les techniciens… Tous les gens du théâtre… »


* Transcription : Stellie
** "Comme un arbre dans la ville" de Maxime LEFORESTIER
*** "Quand la mer monte" de Jean-Claude DARNAL souvent interprétée par Raoul DE GODEWARSVELDE