Références
- Titre : Sans Papiers
- Date de sortie : 2000
- Références : CD WH CD45
- Éditions : Fiona Records
Titres
- Cet homme est femme 4:02
- Lady L. 4:16
- 1999 3:04
- Regarde-moi 4:10
- Comme tu le sens 3:32
- Désir 4:32
- Guajira 2000 3:35
- Au nom de Dieu 4:59
- Sans papiers 3:33
- Stella di Corsica 5:40
- À mon père 5:20
Durée totale : 47:29
Musiciens
- Batterie : Niel Wilkinson, Marc Benabou
- Guitares : Paul Dunn, Serge et Philippe Khalifa, Jean-Félix et Francis Lalanne
- Basse : Laurence Cottle, Bernard Paganotti, Philippe Khalifa
- Direction & Arrangements d’orchestre : Richard Niles, Philippe Khalifa, Jean-Félix et Francis Lalanne, Pajaro Canzani
- Orchestre philharmonique : London Session Orchestra
- Premier violon : Gavin Wright
- Percussions : Menino
- Claviers & instruments bizarres : Francis Lalanne
- Chœurs : Claudia, Patsy, Yona
- Duo avec Francis Stella di Corsica : Patrizia Gattaceca
Crédits
- Ingénieurs du son : Mike Bigwood, Serge Khalifa, Georges Blumenfeld, Bernard Estardy, Pierre Braner, Peter Ducom, Cédric et Ludo
- Assistants : Samuel Joblar, Jean-Marc Dellavallée, Didier Garnier, Xavier Delbos, Nino
- Coordination Londres : Sam Pegg, Graham Perkins, Serge Khalifa
- Conception pochette : Sam Pegg et Claude Rinaldy
- Réalisation : Francis Lalanne, Serge Khalifa, Philippe Khalifa
- Édition & Production : Patrick Carpentier
On en parle
« Sans Papiers », Pas Sans Talent
Avec ses faiblesses béantes et son arsenal démesuré d’énergie, d’élans, d’enthousiasmes, de colères, de métiers, Lalanne parvient à être attachant. Chez lui, on distingue à l’œil nu les cicatrices, les battements de cœur, les impatiences. Son nouveau disque, "Sans papiers", ruisselle de bons sentiments, flamboie d’orgueil, explose d’impudeur. Il l’a sorti le 1er janvier 2000, posant là "un acte politique". Pour résumer, publier un disque un jour férié, c’est réaffirmer son pouvoir sur le temps, contre les décrets du tout-puissant marché.
Ce nouvel album montre encore Lalanne dans ses postures de Lalanne : rimeur prolixe qui se veut poète, poète qui se veut guerrier, militant de sa propre cause qui croit défendre l’homme entier et ne fait que dénuder un peu plus son cœur à chaque combat. Un vieil enfant blessé que les ruptures apaisent, un homme qui ne peut se hisser au-dessus de sa condition qu’en se rêvant chevalier.
Onze chansons et un élan : "Sans papiers" semble avoir l’envol pour ambition.
Que Lalanne écrive comme Barbra Streisand chante (Lady L), qu’il navigue dans les parages de Goldman (Comme tu le sens) ou pratique un hard rock manière Scorpions (Le désir), c’est toujours pour échapper à la pesanteur. Quand il étape à Cuba (Guajira 2000), il baisse à peine les bras, et ne les referme sur une étreinte qu’avec À mon père.
Lalanne chante avec cette voix éraillée qui semble naître au plus profond du ventre. En sentiment, pas en douceur..
Emmanuel SEPCHAT